Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 15:50
En formation d’EJE, on a des cours de pédiatrie. L’un d’eux avait pour thème la MSN, mort subite du nourrisson, sujet bien glauque quand on vient d’être maman. Dans ce cours, on nous expliquait les conduites à tenir pour réduire au maximum le risque. Température de la chambre à 19° (qu’est-ce qu’on se les pèlent), pas de couverture mais une turbulette, pas d’oreillers, pas de contour de lit, position de couchage sur le dos (impossible pour Sohel de dormir comme ça) etc, etc,...et éviter le cododo. Ben moi je dis non, et na ! Je cododotte...

    J’entends déjà des voix s’élever : “elle va pourrir son enfant...après tu pourras plus t’en sortir, il pourra pas s’endormir sans toi, il sera pas autonome...”. J’me trompe ?
En fait ses réflexions, je les connaît par coeur puisque c’est celles que j’entends à longueur de journées à la crèche. On les déroule toutes aux parents, comme un beau récit de “comment bien élever son enfant, comme on nous l’a appris à l’école”, de l’éducation pré-digérée, toute prête à l’emploi pour les parents qu’on accueille. Comme dans bien des domaines en France (et sûrement ailleurs mais j’y suis pas pour vous le dire), l’éducation, marquée par la pédiatrie, la psychologie moderne et la psychanalyse, ne se décline pas au pluriel. Vive la pensée unique ! Comme s’il n’y avait qu’une façon de faire pour être un bon parent. Alors voilà, nous on cododotte, Sohel, Jamel et moi.
Au départ, on avait acheté un petit lit side-car qui s’accroche à notre lit. Comme j’allaite, inutile de me lever 3 fois par nuit, surtout qu’une fois que mes pieds ont touchés le sol, impossible de me rendormir avant des heures. Le souci c’est que les 2 premiers mois, impossible de faire dormir Sohel dedans. Lui, il voulait être dans mes bras. Un peu compliqué...Mais bon, depuis y a du progrès. Il y dort la journée sans problème, et la nuit jusqu’à la première tétée. Ensuite il se rendort contre moi directement après avoir tété. Je pourrai ensuite le remettre dans son lit mais j’avoue qu’étant aussi passablement endormie, je calcule pas trop.

Le cododo c’est quoi ? C’est le fait de dormir avec son enfant :
- Bébé partage le lit des parents
Bébé est dans un lit side-car
Bébé est dans son lit, qui est lui-même dans la chambre des parents
Cododo à temps partiel : bébé rejoint la chambre des parents à son premier réveil de la nuit.

“Notre culture occidentale érige la séparation précoce en dogme, au mépris des besoins du petit de l’homme”, Edwige antier

Alors quelques infos sur le cododo pour sortir des habituels arguments négatifs :
Le cododo est en fait une pratique universelle : dans la majorité des pays d’Afrique et d’Asie, les enfants dorment dans la chambre parentale, ainsi qu’en Amérique du sud. En gros, il y a nous les occidentaux et le reste du monde. Mais évidemment c’est nous qui avons raison puisqu’on a le monopole de la “bonne éducation”, non ? Alors les enfants africains ou asiatiques sont-ils tous des dégénérés, accros à leurs parents, des Tanguy en puissance ?

“Dans la plupart des cultures, les jeunes enfants dorment avec leurs parents; Dormir seul est très stressant pour un jeune enfant; le fait que beaucoup pleurent en la circonstance suffit à le démontrer” Dr Michael Commons, de la Harvard Medical School (qui parle même de troubles de la personnalité et syndromes post-traumatiques chez de très jeunes enfants que l’on laisse dormir seul ou que l’on laisse pleurer)

    Le bébé a un très fort besoin de proximité. Il s’agit bien d’un besoin et non d’un caprice. Quand un bébé pleure et qu’il s’arrête dès que sa mère le prend dans ses bras, certains disent que c’est un caprice, qu’il n’a rien puisqu’il s’arrête dès qu’on le prend. Alors que s’il s’arrête c’est précisément parce qu’il avait besoin de ce contact. Plusieurs psy (Spitz notamment) ont mis en évidence le fait qu’un bébé, auquel on répond à tous ses besoins physiques et physiologiques (nourriture, couche propre, pas trop chaud ni trop froid...) mais qui est privé de contact présente les symptômes de la dépression (appelée hospitalisme dans l’observation Spitzienne). Un bébé a besoin du contact corporel, d’être porté.
Il faut bien se représenter un peu ce que vit le nouveau-né pour comprendre comment l’expérience de se trouver seul dans une chambre peut être source de “traumatisme”. Le bébé vit 9 mois à 37,5°, totalement contenu dans la poche des eaux, enveloppé, vivant au rythme des pas, de la respiration et du rythme cardiaque de sa mère, dans la pénombre, avec pour bruitage le corps de sa mère ainsi que sa voix. Le voilà d’un coup propulsé dans la vie extra-utérine, où il ne retrouve plus rien de commun avec ce qu’il vivait jusque là. Il fait froid, il y a de la lumière qui lui pique les yeux, les bruits de la vie sont bien différents et plus “agressifs”, et surtout il n’est plus contenu. Il tend les bras et rien ne l’entoure...sauf sa mère lorsqu’elle le prend dans ses bras. Il retrouve alors un peu de sa vie d’avant l’accouchement, ce qui généralement le rassure instantanément. Que peut-il bien ressentir lorsqu’il se réveille dans la nuit, dans la pénombre et que ses parents ne sont pas à côté de lui ? Bien souvent, il pleure pour appeler à la rescousse (“sortez-moi de là !”).

“Qu’est-ce qu’on apprend à un bébé qu’on laisse pleurer seul la nuit pour qu’il apprenne à faire ses nuits ? On lui apprend à se taire, on lui apprend à se résigner, à ne pas faire confiance à l’adulte pour répondre à ses besoins”

    Et la MSN ? Personnellement je pense que mon bébé est bien plus en sécurité en dormant à côté de moi que dans une chambre isolée. J’entends sa respiration et je suis plus à même de répondre à ses besoins. La MSN à de multiples causes (tabagisme des parents, position de sommeil, maladies métaboliques...) mais c’est aussi un trouble du mécanisme d’éveil. Normalement, lorsqu'une apnée est trop prolongée, un mécanisme se déclenche qui fait qu’on se réveille. Ce mécanisme n‘est pas encore au point chez le bébé du fait de son immaturité. Or, les bébés sont spontanément en apnée plusieurs fois par nuit. Le cododo rend les parents plus attentifs aux signaux de détresse de leur enfant. Si Sohel était dans sa chambre, il y a certainement de nombreux bruits que je n’entendrait même pas (succion, claquement de langue...mais aussi détresse s’il y a). Une maman raconte d’ailleurs qu’une nuit sa fille s’est mise à gesticuler, se tordre mais sans faire trop de bruit. La maman a allumée la lumière et a vue sa fille s’étouffer, son visage couvert de mousse blanche qui lui sortait par la bouche et les narines. Que se serait-il passé si sa fille avait était dans une chambre séparée ?
Les chiffres : des MSN il y en a en cododo et également lorsque l’enfant dort dans sa chambre. On incrimine beaucoup le cododo mais en réalité les morts subites sont rarissimes dans le lit parental (3%). Et lorsqu’elles y on lieues, il n’est jamais précisé dans les stats si l’un des parents était fumeur, avait bu ou pris des médicaments. Quand à l’argument “vous risquez de l’étouffer”, on voit bien que les gens qui balancent cet argument n’ont jamais essayer de dormir avec leur bébé. Je ne croit pas que l’on puisse étouffer son bébé parce que la vigilance n’est pas la même, le sommeil n’est pas le même (hors prise d’alcool ou de médocs).

    Et l’autonomie ? Ah, la sacro-sainte autonomie que nos bébés doivent prendre dès qu’ils sortent du ventre. A peine extirpé qu’ “allez ouste, file dans ta chambre!”. Pourtant les pourfendeurs de cet argument feraient mieux de relire un peu Bowlby, Montagner et compagnie (théoriciens de l’attachement), ils y découvriraient que ce n’est que lorsque les besoins de proximité sont satisfaits qu’un individu peut s’éloigner de sa figure d’attachement pour explorer le monde extérieur. L’autonomie ça ne s’éduque pas, c’est un processus naturel, intimement lié à la relation parents-bébé. Penser que c’est en laissant son bébé dans une chambre séparée, en le laissant pleurer pour qu’il “apprenne” à s’endormir, qu’on va le rendre autonome est une aberration. Certains diront que c’est précisément ce qu’ils ont fait et que ça a marché : certes il est possible que l’enfant ait fini par arrêter de pleurer et s’endormir mais quelles en sont les conséquences sur sa construction, sa confiance en l’adulte, son état d’angoisse...Ce n’est pas parce que ça marche que c’est adapté. Aucune étude n’a été entreprise pour évaluer le niveau de stress vécu par un bébé qu’on laisse pleurer, ou pour en évaluer l’impact psychologique et émotionnel à long terme*.

“Certains me disent que je suis devenue le doudou de Léonard; cela me fait rire, car n’est-il pas normal que la mère soit le doudou, plutot que le doudou un substitut maternel ?”

Le cododo, oui mais pas n’importe comment
Certaines règles sont à respecter pour assurer la sécurité de bébé.
L’UNICEF du royaume-Uni a publié en collaboration avec la Foundation for the Study of Infant Deaths une brochure intitulée “Sharing a bed with your baby”**.
La brochure dit “ Il est recommandé que votre bébé soit dans la même pièce que vous, au
moins pendant les six premiers mois, car ceci facilite l'allaitement et protège contre la mort subite du nourrisson.” Ensuite, la brochure précise quand ne pas dormir avec son bébé :
si vous êtes fumeurs
Si vous avez consommé de l'alcool
Si vous avez pris de la drogue ou un médicament qui pourrait vous rendre très somnolent
Si vous avez une maladie qui affecte votre attention à votre bébé
Si vous êtes anormalement fatiguée, à tel point qu'il vous est difficile de répondre à votre bébé.
Il est aussi plus sûr de ne pas partager le lit les premiers mois si votre bébé est né prématurément ou de petit poids, ou s'il a de la fièvre.
A ces conditions s’ajoute évidemment toutes les préconisations de température, qualité du matelas (ferme),...

Petit aparté sur les pleurs de bébé
L’association australienne pour la santé mentale infantile a édité une déclaration en 2002, dans laquelle elle s’inquiète de la “tendance actuelle, dans les pays industrialisés, à vouloir contrôler les pleurs des jeunes enfants”. L’AASMI y décrit les tactiques pour que les bébés pleurent moins (ne pas se lever la nuit pour que bébé apprenne à s’endormir, laisser bébé pleurer de plus en plus longtemps avant de venir le chercher...) comme ne correspondant pas aux besoins émotionnels et psychologiques des jeunes enfants et pouvant avoir des conséquences négatives à long terme sur leur santé psychologique. L’AASMI explique ensuite ce que sont les pleurs des bébés (signal de détresse, angoisse du 8ème mois, rôle de la permanence de l’objet sur l’angoisse...) et comment y répondre.
Morceaux choisis :
“Les pratiques parentales destinées à assurer aux parents une bonne nuit de sommeil ne doivent pas nuire à la santé émotionnelle de l’enfant ou compromettre son développement mental.”
“Les parents doivent être rassurés sur le fait que répondre immédiatement aux pleurs du bébé ne risque pas de lui donner de mauvaises habitudes”.
“Le fait qu’un bébé ou un jeune enfant se réveille la nuit peut être dû à l’anxiété générée par la solitude. Dormir avec les parents ou près d’eux est une bonne option, qui permet souvent une bonne nuit de sommeil”.
“Les bébés doivent s’adapter à un monde totalement nouveau, et même de petites choses aux yeux des adultes peuvent être très difficiles à vivre pour eux. Laisser un bébé pleurer sans lui apporter de réconfort, même pendant une courte période, peut être très angoissant pour lui. Entraîner un jeune enfant à ne pas pleurer pourra effectivement amener un enfant à ne plus pleurer. Mais cela pourra aussi lui apprendre qu’il ne peut espérer aucune aide lorsqu’il en a besoin”.

Enfin, je vous propose un extrait de la préface du livre “Partager le sommeil de son enfant”, écrite par Edwige Antier :
“Notre culture occidentale érige la séparation précoce en dogme, au mépris des besoins du petit de l’homme, qui a une maturité longue à établir. Les bras de ses parents pour s’endormir, leur présence rassurante sont nécessaires pour lui donner cette base affective de sécurité qui lui permet de se remettre de tous les efforts et de toutes les angoisses de la journée. C’est cette réassurance qui permet à ses neurones de se recharger et de le rendre frais et dispo, optimiste et radieux, le lendemain, pour la grande vie.
Mais on vous culpabilise d’endormir votre enfant près de vous parce que dans notre société, les enfants dérangent-même si nous les noyons sous une avalanche de gadgets en plastique. Nous sommes extrêmement pressés qu’ils s’endorment seuls, nous laissant une soirée de détente entre la vie professionnelle et la vie de la nuit.
Pourtant dans toutes les coutumes, les enfants petits ont besoin de la présence de leurs parents pour s’apaiser avant d’entrer en sommeil. On vous promet les pires catastrophes si vous permettez à votre enfant de s’endormir dans votre lit ; mais si tous les petits Asiatiques et tous les petits Africains étaient pervers ou manquaient d’autonomie, du fait qu’ils dorment avec leurs parents, cela se saurait ! Profitez de cette dépendance des premières années, vous regretterez ce temps lorsqu’à l'adolescence, il partira par la porte de la cuisine pendant que vous dormirez !
“Mais est-ce que je ne risque pas de l’étouffer, Docteur ?” C’est votre grande crainte, et l’argument massue des séparateurs d’enfants. Dans l’aversion que l’on porte, au plan sociologique, contre le “dormir ensemble”, on en vient à incriminer ce sommeil partagé dans les morts subites - arme suprême pour faire peur aux parents - alors qu’au contraire, elles sont rarissimes dans le lit parental ! Bien sûr, il faut prendre des précautions : pas de couette recouvrante, pas de somnifères, pas d’alcool, avoir tout simplement une vigilance de parent bien portant. Et alors, les malaises de bébé sont justement bien plus rares quand il dort dans votre lit. Car si vous, vous avez besoin de l’entendre dormir (et vous vous équipez de capteurs de sons tout en l'éloignant), lui aussi a besoin d’entendre maman bouger, papa ronfler : voilà qui stimule sa vigilance et raccourcit ses pauses respiratoires !
Priver votre enfant de la réassurance que lui apporte le “co-sleeping” n’est pas sans conséquences pour sa vie psychique. Laisser pleurer un bébé pour s’endormir, ou lorsqu’il se réveille, est une attitude extrêmement cruelle, au moins jusqu’à 4 ans.
Et lorsque l’on parle de l’importance qu’il y a à savoir se séparer de ses parents et respecter leur vie privée, ce n’est vrai que lorsque “le complexe d’Oedipe” commence à se résoudre, c’est à dire dans la quatrième année. Là, en effet, il devient important de bien savoir dire à votre enfant que vous avez besoin d’être “tranquille” (mot qu’il comprend très bien), avec son autre parent.
Quant à la soi-disant fatigue que vous pourriez ressentir à garder votre enfant la nuit, soyons réalistes : il est moins fatiguant de s’endormir avec son enfant sereinement que de le ramener 14 fois dans sa chambre ou de le laisser hurler ! “


Pour aller plus loin :
http://cododo.free.fr/cadre.htm

*AASMI (AAIMH en anglais)
**Pour obtenir le document en pdf (traduit en français): http://www.babyfriendly.org.uk/items/resource_detail.asp?item=381&nodeid=
Sources : “Partager le sommeil de son enfant”, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau ; internet.
Par Patricia_elfe
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 15:48
Le bisphénol A est un composé chimique qui entre dans la composition de plastique. Ce plastique, il est utilisé partout : CD/DVD, lunettes, bouteilles, canettes, emballages divers...et biberons.
Or, le bisphénol A est connu pour s'extraire des plastiques spontanément à très faible dose. En résumé, il migre dans le lait, et bébé boit la tasse.

Risques
    Selon une étude américaine, du bisphénol A avait été détecté dans les urines de 93 % des Américains testés. Or, un taux urinaire élevé de ce produit a été corrélé avec la survenue d'un diabète, avec la survenue de maladies cardio-vasculaires ainsi qu'avec la présence d'anomalies du bilan hépatique. (source : wikipedia)
Le bisphénol A engendrerait des troubles de la prostate chez les garçons, et un avancement de l’âge de la puberté chez les filles. Il pourrait provoquer des problèmes hormonaux et neuronaux.
Il serait à l’origine de cancers de la prostate ou du sein. Il pourrait aussi provoquer du diabète et favoriser l’obésité.

Positions des gouvernements
    Aux Etats-Unis, le sujet fait polémiques mais les débats semblent être largement influencés par l’industrie chimique. Les études qui incriminent sont rejetées au profit de celles qui conclut à l'innocuité.
Le Canada interdit son utilisation pour fabriquer les biberons, et le classe comme substance toxique.
Les spécialistes outre-Atlantique conseillent d’ores et déjà de privilégier les modèles en verre.
La direction générale de la santé française ne s'alarme pas et estime qu'il est encore trop tôt pour bannir tous les biberons au bisphénol A. Les quantités de ce composant chimique éventuellement dispersées dans le liquide chauffé ne seraient pas présentes en quantité suffisante pour constituer un danger. Une enquête va être lancée sur le sujet à la demande du ministère de la Santé.
    Cependant, certains experts ont déjà affirmés qu’il n’était pas forcément question de quantité. Pour certaines substances, leur seule présence perturbe notre organisme, notamment les phtalates, autres perturbateurs endocriniens. De plus, comment quantifier la quantité ingérée alors que les sources d’expositions sont si nombreuses.

Alors que croire ?
    Evidemment, toutes les données récoltées sont à prendre avec précaution car les recherches sont encore en cours. Comme pour beaucoup de recherches, elles sont faites sur l’animal et ne peuvent pas être directement transposées à l’homme. De plus, ces résultats ne permettent pas de mettre en cause spécifiquement le bisphénol, puisque l’imprégnation de la population rend quasiment impossible la comparaison avec un échantillon témoin n’ayant pas été en contact avec la substance. (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sante/20080917.OBS1700/bisphenol_a_la_dangerosite_se_confirme.html?idfx=RSS_sciences)
    Cependant, je préfère appliquer le principe de précaution. C’est quand même la santé de nos bébés dont il est question. De plus, l’industrie chimique et les fabricants de biberons n’ont pas vraiment d’intérêt à reconnaître la toxicité de ce produit (toutes les grands marques contiennent du bisphénol A : avent, dodie, bébé confort...). Encore un lobbie qui pèse plus lourd que notre santé (comme l’industrie laitière, les labos pharmaceutiques, et bien d’autres encore).
Donc pour la France, c’est peut être dangereux mais on n’en sait rien donc ne changeons rien à nos habitudes.
Comme le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à nos frontières, le Bisphénol A s’arrête devant les biberons français et n’attaque que les bébés canadiens et anglais...

Comment s’en passer ?
    Pour les biberons, c’est simple : utiliser des biberons sans bisphénol A ou des biberons en verre. Moi j’ai choisi la marque “Baby born free” sur le net, avec des bib en verre.
Par contre, pour tous les autres produits qui en contiennent, c’est beaucoup plus compliqué. Eviter les jouets en plastique que bébé va mettre inévitablement à la bouche, et préférer les jouets en bois (sans peinture toxique dessus), etc..
Pas évident tout ça, je reconnais. Et faut pas devenir parano non plus.
Cependant, l’important est d’être informé pour choisir en connaissance de cause et devenir un peu plus responsable et acteur de sa consommation et de sa santé (et pas juste obéir à son gentil médecin qui bien souvent est encore moins informé). Donc voilà, vous savez, maintenant à vous de vous faire votre propre opinion...

Pour aller plus loin :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=9198628&page=1
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bisph%C3%A9nol_A
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34577
http://www.danger-sante.org/bisphenol-a-risque-effet/
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sante/20080917.OBS1700/bisphenol_a_la_dangerosite_se_confirme.html?idfx=RSS_sciences
http://www.eco-sapiens.com/actualite-163-Le-bisphenol-exclu-des-biberons-au-Canada.html
http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/pollution_fertilite_masculine_en_peril.jsp
Par Patricia_elfe
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 15:46
Qui n’a jamais entendu des amoureux s’appeler “mon bébé”, “mon chéri”, et des parents appeler leur enfant “ma crevette”, “mon coeur”...Perso, j’ai toujours trouvé ses surnoms ridicules, baveux, mielleux, en bref tout ce que je déteste.

    Et bien, depuis que je suis maman, je n’ai jamais été autant prolixe en surnoms débiles. Et le pire, c’est que c’est venu tout seul, genre par réflexe, un vieil instinct bien enfoui, pas eu besoin de faire d’efforts pour me retrouver à déblatérer ostensiblement ses quolibets tout au long de la journée...
Alors je vous livre là mes p’tits surnoms affectueux qui sont au nombre de 8...pour l’instant :
- mon crumpets : les crumpets sont des petits pains anglais, comme des crêpes très épaisses avec pleins de trous, que l’on fait toaster. Quel rapport avec Sohel me direz-vous ? Et ben, j’vous jure que quand il est né, son p’tit visage sentait bon le beurre qui fond sur mon crumpets du matin. Alors voilà, c’est devenu mon crumpets.
- Sohelito
- Ma luciole : comme tout BB qui se respecte, la lumière l’attire irrésistiblement
- Mon coco, devenu ces derniers temps mon coconut. Pourquoi ? J’en sais rien.
- Mon kikounou : c’est son papa qui l’appelait comme ça et puis je m’y suis mise aussi.
- Mon chouchoubinou, alors là j’en sais rien, c’est venu comme ça, dans un accès de surnoïte aiguë.
- Mon babynours : mon préféré. Je crois que ça a un vague rapport avec les bisounours. Mais comme pour Chouchoubinou, ça m’est venu tout seul en lui parlant et puis c’est devenu habituel de l’appeler comme ça.

Alors, celles qui sont mamans, c’est quoi vos surnoms débiles ?


A méditer : “La première partie de notre vie est gâchée par nos parents, la seconde par nos enfants.”, Clarence Darrow
Par Patricia_elfe
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 15:43
Voilà un texte trouvé sur le site de france 5, qui a diffusé il y a quelques semaines un reportage intitulé “silence, on vaccine”. Le documentaire sera rediffusé le mardi 13 Janvier à 15:33 (Documentaire de 52' réalisé par Lina B. Moreco
Production France 5 / office national du film du Canada / Play Film).

    La polémique concernant les risques accrus de développer une sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B n'est pas morte. Illustré par des témoignages douloureux et étayé par des explications scientifiques, ce documentaire dérangeant propose de faire la lumière sur ces vaccins qui se transforment en poison dans un nombre croissant de cas.

Du mercure et de l'aluminium : ce sont les substances que l'on peut trouver dans certains vaccins administrés aux enfants de manière récurrente dès leur plus jeune âge. Même si ceux-ci ont permis aux sociétés occidentales de maîtriser des fléaux comme les hépatites, le tétanos ou la poliomyélite, ce film avance qu'ils ont probablement favorisé le développement de maladies neurologiques, dermatologiques ou rhumatologiques. A Québec, les parents du petit Alexis, 2 ans et atteint d'une encéphalite, en témoignent. Depuis qu'on lui a injecté six vaccins dans la même journée, Alexis « ne sait plus avaler, ne sait plus parler, ne sait plus marcher ». Des études épidémiologiques américaine, française et canadienne laissent penser que le mercure, présent sous forme de conservateur dans certains vaccins courants comme l'antitétanique ou les antigrippaux, entraînerait des troubles du comportement et du développement. D'autres vaccins à base d'aluminium cette fois, à l'instar des antihépatites, pourraient provoquer des maladies neuromusculaires. Aurélie, une jeune femme pleine de vie malgré sa maladie, explique qu'elle a manifesté les premiers symptômes de la sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B.

Bien que le nombre de victimes augmente, notamment parmi les enfants, les associations ont du mal à les faire reconnaître et indemniser, car le lien de causalité entre les pathologies et le vaccin est difficile à prouver. Aux Etats-Unis, Dan Burton, un membre du Congrès, a ouvert une enquête parlementaire sur la nature des produits contenus dans les vaccins et leurs effets sur la population. L'élu républicain regrette la négligence des autorités américaines, qui ont avalisé la mise sur le marché de vaccins dont la toxicité n'a jamais véritablement été évaluée. Il explique en outre que l'industrie pharmaceutique constitue « le groupe de pression le plus puissant de Washington », ce qui rend toute évolution législative en la matière impossible.
S'ajoutent à l'hostilité des acteurs économiques et à l'immobilisme des politiques les réticences du monde médical à remettre en cause les bénéfices des vaccins. Des réactions alarmistes pourraient en effet mettre en péril l'enjeu de santé publique que constitue la vaccination. Barbara Loe Fisher, présidente du Centre national d'information sur la vaccination aux Etats-Unis, s'interroge sur le caractère « utilitariste » de ces politiques de santé publique : « Combien de personnes peut-on sacrifier pour le bien de la majorité ? »
Les victimes et les associations qui les défendent revendiquent le droit d'être informées des produits contenus dans les vaccins et des risques encourus à la suite de leur injection. Ils émettent des réserves concernant les contraintes légales de vaccination et réclament des indemnisations en cas d'effets indésirables invalidants. Rompre l'omerta qui règne sur la possible toxicité de certains vaccins permettrait d'améliorer leur innocuité. Ce qui profiterait, d'une part, à la santé publique et limiterait, d'autre part, les drames d'individus qui développent une maladie en ayant voulu en prévenir une autre.
Gaëlle Gonthier
Le thimérosal est un agent conservateur à base de mercure présent en quantité infime dans les vaccins antitétanique, antigrippaux, antidiphtérique parmi d'autres. Selon certaines études, il pourrait entraîner des troubles neurologiques, dont des comportements autistiques.
L'aluminium est un adjuvant présent dans les vaccins antihépatites qui permet de stimuler la réaction de l'organisme contre la particule virale injectée lors de la vaccination. Il favorise donc l'immunisation de l'organisme vacciné. Au demeurant, ce composant additionnel est soupçonné de favoriser le développement de maladies neuromusculaires.


Notez bien que je ne suis pas contre les vaccinations mais comme d’hab’ j’aime bien m’informer. Si on connaît les bénéfices des vaccins, on ne parle jamais des inconvénients. Essayer donc d’en parler à votre médecin ou pédiatre : on va vous regarder comme un gros malade, une mère indigne, un théoricien du complot...Comme si le fait même de se poser des questions sur les vaccins était incroyable ou tabou ! On continue bien à nourrir nos enfants même si on se pose des questions sur ce qu’on mange, pourquoi on pourrais pas faire pareil avec les vaccins ?
Si on réfléchit 2 minutes à la question, est-ce que ça ne vous parait pas un peu dur d’injecter à un bébé d’à peine un mois le vaccin du BCG. Bébé n’a même pas eu le temps de s’habituer à la vie extra-utérine, se faire un peu son immunité, que déjà on lui injecte un vaccin (dont l’efficacité est désormais fortement mise en doute ce qui lui vaut de ne plus être obligatoire). Et le mois d’après, il y en a 6 au programme...En tout cas moi ça me pose question.
Mais visiblement, il y a des questions qu’il n’est pas bon de poser, surtout pour les labos qui seraient bien mal de voir leurs produits en baisse de vente !

Pour aller plus loin :
http://www.ass-ahimsa.net/vaccins8.html
http://www.onnouscachetout.com/themes/medecine/vaccins-mensonges.php (notez que le titre du site fait un peu marrer quand même)
Par Patricia_elfe
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 15:40
La question de l’allaitement, je ne me la suis pas vraiment posée pendant la grossesse. Pour moi, c’était logique, j’allais allaiter. Ca me paraissait la solution la plus simple. Pas de prise de tête avec les biberons, se trimbaler avec sa poudre, sa bouteille d’eau, faire chauffer, laver les biberons, stériliser, et se taper la vaisselle après, etc, etc...Trop de boulot pour moi. Coller bébé au sein paraissait plus simple...et pourtant c’est pas si évident l’allaitement.

Alors voilà, j’étais sur mon petit nuage. L’allaitement, quoi de plus naturel, quoi de plus simple ?
A la maternité, je suis allée au cours sur l’allaitement. J’y ai appris que 99% des crevasses étaient dues à un mauvais positionnement de la bouche du bébé. Du coup, me voilà rassurée, c’est pas inévitable. Dès que ça fait mal, on enlève bébé du sein et on essaye de voir ce qui ne va pas dans la position (en appelant une sage-femme à la mater). J’ai aussi appris que les 15 premiers jours peuvent être très difficiles, déstabilisants, douloureux si on a des crevasses, et donc facilement désespérants. En gros, 80% des nouvelles mamans allaitent à la mater puis, 15 jours plus tard, il n’en restent plus que 20% parce que pas assez informées sur la réalité de l’allaitement et pas soutenues du tout : une fois que tu rentres chez toi, tu te débrouilles.
Je me suis donc dit qu’il faudrait que je passe le cap des 15 premiers jours coûte que coûte mais je ne savais pas vraiment à quelles difficultés m’attendre.

Et puis voilà : la première mise au sein a eu lieue au moins 4 heures après la césarienne. C’est déjà un mauvais point puisqu’on conseille partout (et c’est un bon conseil) de mettre bébé au sein dans les deux heures maximum après l’accouchement.
Je ne le savais pas alors, mais j’ai eu énormément de chance. Malgré les longues heures de séparation, Sohel a tout de suite pris le sein correctement, et c’est mis a téter avidement, un vrai glouton.
Ensuite, j’ai attendu bien tranquillement la montée laiteuse pendant 3 jours. Mes seins ont doublés de volume mais sont restés souples donc je n’étais pas sûre d’avoir vraiment du lait (d’après les infirmières, ils étaient encore trop souples pour parler de montée de lait).
J’ai continué à faire téter Sohel et j’avais vraiment l’impression d’avoir du lait parce qu’il faisait des bruits de déglutition vraiment comme s’il avalait du lait. En fait, mes seins sont restés souples tout simplement mais j’avais bien eu la montée de lait !
Enfin bref, Sohel s’est mis à téter mais systématiquement 5 minutes sur un sein et il s’endormait direct. A chaque passage des infirmières, elles notaient l’heure de la dernière tétée et la durée de celle-ci. J’avais lu qu’en moyenne un bébé tête 20 minutes. Etant donc un peu inquiète, j’en ai parlé à l’infirmière. Elle m’a alors dit qu’il tétait très bien et que “maintenant on va passer à 30 minutes par sein toutes les 3 heures”. Mais c’est quoi ce bordel ? Je lui dit qu’il tête 5 minutes, elle me répond un demi-heure par sein (sachant qu’au début il faut faire les 2 seins à chaque fois pour bien lancer la lactation, donc mon bébé doit téter une heure) ! Me voilà en larmes, persuadée que mon bébé est anorexique...Comme il a continué à s’endormir au bout de 5 minutes, j’en ai parlé à une autre infirmière qui m’a dit qu’il fallait le stimuler en lui grattant le dessous des pieds pour qu’il continue à téter. Me voilà donc pendant une demi-heure à gratter les pieds de Sohel qui hurle car il a horreur de ça...un vrai supplice pour lui et pour moi. A ce stade, je me suis dit que si l’allaitement c’était ça, je préférais laisser tomber.
Enfin, une fois rentrée chez moi, j’ai laissé tomber le grattage de pieds qui me faisait horreur et j’ai appeler en pleurs une animatrice de la leache league, la ligue de soutien à l’allaitement. Celle-ci m’a dit que si Sohel avait bien les couches pleines à chaque change et que ses courbes de croissances étaient harmonieuses, il n’y avait aucun problème à ce qu’il ne tête que 5 minutes. Pour les couches pas de souci, et je suis allée le peser à la PMI où j’ai appris qu’il avait carrément bien grossi. A partir de là, j’ai arrêtée de me prendre la tête. Et maintenant, tout ce passe à merveille !
Je ne vais pas rentrer dans tous les détails de cette aventure mais pour résumer je dirais :
- faire toujours confiance à son bébé, il mange ce qu’il a faim, il demande quand il a besoin, c’est lui qui sait (oublions les “toutes les trois heures”, “il mange trop”...). S’il pleure alors qu’il a tété il y a une heure seulement, ben c’est comme ça...(tous les pédiatres vous diront le contraire). Les seuls indicatifs à retenir c’est des couches bien pleines à chaque change et une courbe de croissance harmonieuse.
- Ne pas écouter les infirmières, pédiatres ou même vos amis ou votre famille si ce qu’on vous dit est contraire à ce que vous ressentez et à ce que vous savez. Beaucoup de gens critiquent l’allaitement (ton lait n’est pas bon, pas assez riche...ce qui est une hérésie), ou vous disent d’arrêter dès ça se passe mal. Or il faut justement de la persévérance pour que ça marche.
- Etre informée et soutenue mais par les bonnes sources : moi j’ai adhéré à la leache league, j’ai une réunion une fois par mois, où je rencontre d’autres mamans qui allaitent, on discute, on pose des questions et une animatrice nous répond. J’ai appris par exemple qu’il ne faut pas attendre qu’un bébé pleure pour lui donner (sinon il est trop énervé et tête n’importe comment d’où des risques de crevasses par exemple) mais juste observer des petits mouvements de succion et ceci même quand il dort. La nuit, il ne se réveille qu’à moitié. Je l’entend gesticuler et faire des bruits de bouche, sa respiration est plus rapide, alors hop, je le colle au sein, il tête et se rendort au sein. J’y ai aussi appris que j’avais un réflexe d’éjection du lait très fort (en maternité personne ne sait ce que c’est, les formations à l’allaitement font cruellement défaut, c’est pour ça qu’on y entend tout et son contraire, et surtout n’importe quoi). En gros, mon lait sort en jet, c’est assez impressionnant, ça gicle partout. Du coup, Sohel s’étouffe, ça peut provoquer des coliques (il en a eu), des reflux (il en a), parfois l’enfant refuse le sein parce qu’il a le souvenir de s’étouffer...Sohel fait du bruit quand il tête, c’est tout sauf discret, il déglutit bruyamment, il s’étouffe, s’écarte lui-même du sein pour reprendre son souffle (et m’asperge au passage) puis se met à hurler parce qu’il en veut encore...c’est du spectacle. Bon c’est pas non plus comme ça à chaque fois. Et quand on a jamais allaité ben on se demande bien ce qu’il se passe. Moi, je pensais que ça faisait des jets comme ça à toutes les femmes jusqu’à ce que je lise que certaines ne voient pas une goutte de lait de tout leur allaitement. Perso, je suis souvent inondée, surtout que quand Sohel tête, l’autre sein fuit. Vive les coussinets d’allaitement !

En bref, leache league ou autre (conseillère en lactation, sage-femme bien informée et formée, d’autres associations...) sont d’une grande aide et d’un grand soutien. J’ai pu mesurer à quel point j’étais ignorante parce qu’il y a pleins de choses à connaître pour réussir son allaitement, il faut se préparer comme un sportif ! J’ai appris à la dernière réunion que la pilule cérazette, une des deux compatibles avec l’allaitement, entraînait souvent des baisses de production de lait au point de mettre l’allaitement en échec. La sage-femme de la maternité me l’a prescrite pour le lendemain de ma sortie et ne m’a pas du tout informée des conséquences. J’ai encore eu de la chance sans le savoir car j’ai plein de lait mais d’autres femmes présentes à la réunion vont sûrement passer au biberon à cause de ça...

Pour conclure, je dirai que l’allaitement c’est génial, et que je le conseille à toutes les futures mamans, à condition qu’elles en ait envie bien sûr. Mon seul conseil, je le redis mais c’est super important : être informée, préparée et savoir où trouver du soutien en cas de problème pour éviter de paniquer.

*Le titre de mon post est le titre d’un superbe livre de Kenji Miyazawa, qui n’a bien sûr rien à voir avec l’allaitement, mais je trouvais ça sympa...
Par Patricia_elfe
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