Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 15:38
 Vous buvez quoi comme eau ? L’eau du robinet ? De l’eau en bouteille ? En région parisienne, dur dur de boire au robinet. L’eau a un goût affreux et quand je vois l’état de ma douche j’ai pas envie d’en boire. L’eau en bouteille : c’est cher, ça pollue et en plus faut se la taper à monter chez soi...Alors nous on a investi dans un osmoseur. Mais, pourkoifer ?

L'osmoseur est un dispositif permettant de faire de l'eau considérée comme pure selon le principe de l'osmose inversée. Cette eau est débarrassée de la majeure partie de ses composants tels que le chlore, les sulfates, les phosphates, etc.
L’eau passe successivement dans différents filtres :
   1. l'eau à purifier passe au travers d'un premier filtre anti-sédiments qui élimine les boues, le sable, la poussière
   2. l'eau passe au travers d'un filtre au charbon actif qui retient le chlore, les matières toxiques, les produits chimiques, grâce à son grand pouvoir d'adsorption.
   3. l'eau est ensuite mise sous pression et traverse la membrane osmotique dont la porosité est de l'ordre du millionième de millimètre. L'eau est débarrassée de 98% de ses impuretés.
   4. l'eau osmosée est stockée dans un réservoir sous pression, qui se remplit automatiquement chaque fois qu'une partie de son eau est utilisée.
   5. l'eau passe enfin dans une cartouche de finition au charbon actif avant d'être servie au robinet complémentaire qui est installé généralement sur l'évier de la cuisine.
C’est un investissement au départ mais on rentabilise vite vu le prix de l’eau en bouteille.

Bon, maintenant vous savez à quoi ça sert, mais ça ne suffit pas à vous convaincre. Alors voilà quelques arguments pour oublier l’eau en bouteille.
Pourquoi pas l’eau en bouteille ?
apport des minéraux superflus : la publicité nous ferait presque bientôt passé l’eau pour un médicament, censé nous apporter des minéraux indispensables, nous aider à maigrir, nous aider à lutter contre la constipation, etc...On en oublie presque le vrai rôle de l’eau :  hydratation et élimination. Elle nous aide à éliminer les toxines, tout ce que notre corps n’a pas besoin, des déchets en somme. Les minéraux, on est censé les trouver dans notre alimentation. De plus, Le Pr Henri Schroeder, spécialiste mondial en matière de minéraux, affirme que nous ne pouvons assimiler au plus qu'1% des minéraux contenus dans l'eau, et que les minéraux inassimilables encrassent notre organisme. Le calcium de l'eau ne peut être absorbé par l'intestin. L'eau idéale, qui est incontestablement le mieux adaptée à la consommation humaine est celle qui ne contient aucun minéral inorganique. Ce sont les minéraux organiques que l'on trouve dans nos aliments que notre organisme a besoin et non ceux qui sont inorganiques que notre système ne peut assimiler. Pourtant, la plupart des gens continuent de penser que tous les minéraux, quelles que soient leurs origines, sont bons pour la santé. Or l'homme n'assimile les minéraux que si ces derniers ont été au préalable transformés par des plantes ou des végétaux. Les minéraux contenus dans les eaux ne sont donc pas assimilables par notre organisme !
Economique : ben oui c’est quand même moins cher l’eau du robinet. Un osmoseur coûte dans les 400 euros, l’eau en bouteille coûte entre 130 euros et plus de 400 euros à l’année selon les marques (cristalline pas chère, évian super cher).
L’eau minérale est stockée en bouteilles jetables : pas très écolo tout ça... De plus, certains ingrédients utilisés pour la fabrication des bouteilles en plastique migrent dans l’eau. Voilà un article de “Que choisir” qui en parle :

Eaux minérales
Soupçons sur la bouteille

Des chercheurs ont découvert de l'antimoine en grande quantité dans de l'eau minérale. Les ingrédients utilisés pour la fabrication des bouteilles en plastique sont montrés du doigt.

Après l'encre des emballages qui migre dans le lait infantile, c'est l'antimoine utilisé comme catalyseur pour fabriquer les bouteilles en plastique qui se retrouve dans l'eau minérale. Une étude allemande vient de le montrer. Les chercheurs ont mesuré dans les eaux vendues dans des bouteilles de PET (polyéthylène téréphtalate) des teneurs plus de cent fois supérieures au taux naturel. C'est pour eux la preuve non équivoque que l'antimoine des emballages migre dans l'eau. Sur cette substance, peu de données de toxicité chronique sont disponibles. Le contact cutané entraîne des éruptions et l'ingestion (chez le rat, aucune donnée n'existant chez l'homme) engendre des modifications des paramètres sanguins. Fabricants de bouteilles en PET et industriels de l'eau minérale sont sereins. «La concentration maximale, mesurée par cette étude, est plus de cinquante fois plus faible que la limite fixée par la réglementation européenne», avance l'association professionnelle des fabricants de plastique européens (Petcore). «Nous voulions juste attirer l'attention du public sur le fait que l'eau en bouteille n'est pas exempte de substances chimiques. Certaines personnes ont l'impression qu'elle est au-dessus de tout soupçon, alors que l'eau du robinet est polluée. Nous voulions seulement rétablir l'équilibre», explique de son côté Florence Couraud, du Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) qui, avec Agir pour l'environnement, a fait connaître cette étude. Le prix très élevé de l'eau en bouteille n'est pas justifié par une qualité irréprochable, avance l'association, qui déplore surtout le gâchis engendré par cette nouvelle habitude de consommation. Selon le Cniid, sept milliards de bouteilles d'eau sont vendues chaque année et, faute d'un recyclage optimal, la moitié d'entre elles sont incinérées. (http://www.quechoisir.org/article/Eaux-minerales-Soupcons-sur-la-bouteille/DD7EDFCA1DFF4CC0C125715B0036C863/ALI401.htm)

Mais qu’en est-il de l’eau du robinet sans osmoseur ?
Et bien, y a pas que de l’eau là-dedans ! Il semblerait qu’en plus du chlore, du calcaire et des minéraux et métaux inassimilables (et c’est déjà flippant), il y a aussi de plus en plus de produits chimiques en provenance des médicaments et molécules industrielles. 90% de tout médicament absorbé quitte l'organisme intact et redescend dans les réserves d'eau. Les molécules industrielles s'immiscent également aux réserves d'eau. Il y a aujourd'hui plus de 10 000 ingrédients chimiques qui entrent dans la composition des produits dit de soins personnels (Hydratants, nettoyants, bains moussants, shampoings, déodorants, parfums, écrans solaires etc...) et qui sont reconnus pour perturber notre système endocrinien, neurologique, respiratoire et immunitaire (cf l’actualité avec les phtalates et la baisse des spermatozoïdes). Ce pot-pourri nous revient chaque fois que nous ouvrons le robinet de la cuisine. Par ailleurs, des expérimentations ont démontré que l'absorption d'eau du robinet nuit à une bonne assimilation des aliments dans la mesure où les produits de traitement de l'eau ont pour but de tuer les microbes et bactéries et sont destructeurs de la flore intestinale. Des vérifications ont été entreprises sur des animaux d'élevage divisés en deux groupes, et nourris identiquement, mais buvant dans le premier groupe de l'eau pure et dans le deuxième de l'eau du robinet. Il a été constaté que les selles des animaux buvant l'eau du robinet contenaient beaucoup de protéines, de vitamines et de sels minéraux qui n'avaient pas pu être assimilés. Les animaux buvant de l'eau pure avaient des selles très différentes sans perte de ces éléments vitaux.

Bon, ben allez... on trinque ?
Par Patricia_elfe
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:34
S’il est un moment qui peut être agréable à faire avec un bébé c’est bien le bain. Mais ce n’est agréable que si deux conditions sont remplies :
si bébé aime ça...et par chance, le mien adoooore. Certains bébés hurlent d’horreur dès qu’ils ont un ersatz d’orteil dans l’eau.
être organisée, et ça, au début, c’était franchement pas le cas.
Petit récit de l’aventure.

A la maternité, on nous apprend comment bien donner le bain à bébé. Evidemment, tout est prévu et organisé pour être à l’aise et profiter de ce moment.
La salle de la mater se présentait donc un peu comme une salle d’atelier de CFA : une grande salle avec un “plan de travail” au milieu, un espèce d’ilot de cuisine avec des plans de changes et des baignoires comme des éviers géants, creusés dans le plan.
Chaque nouvelle maman se voit attribuée une infirmière qui lui montre comment faire le bain et les soins du visage. L’eau doit être à 37,5°, on me donne un thermomètre poisson vieux de 50 ans qui atteint sans souci la bonne température. On me montre comment savonner bébé à sec, hors de l’eau, puis comment l’attraper en plaçant mon bras derrière sa tête, ma main attrapant son aisselle. Ensuite je rince bébé, il faut faire vite pour qu’il n’attrape pas froid, je le sèche, l’habille puis il faut nettoyer ses yeux, son nez, lui donner ses vitamines, un peu de crème sur le visage, etc,...Je suis restée 5 jours, à raison d’un bain un jour sur deux (pas tous les jours à cause de l’eau parisienne très calcaire, la peau de bébé est fragile), j’ai eu le temps de m’entraîner. On nous montre aussi comment nettoyer le cordon. Alors là, c’est carrément dégueux et effrayant...bébé ne sent rien car il n’y a pas de nerf mais nettoyer ce bout purulent et sanguinolent c’est...beurk. Heureusement, aujourd’hui c’est un vieux souvenir mais je sais pourquoi je ne serai jamais infirmière.

Voilà le topo pour la maternité, mais les ennuis commencent une fois rentrés.
Et oui, chez moi, une salle de bain de moins de 4m2 dans laquelle il est impossible de caser une table à langer. Celle-ci est dans la chambre de bébé, intégrée à un meuble de rangement.
J’ai acheté une baignoire, c’est une shantala (voir photo). Bébé est censé se sentir comme dans l’utérus car plus confiné et contenu que dans une baignoire de forme classique.
Alors c’est parti pour le premier bain : j’amène dans la salle de bain le matelas de change et tous les produits qui sont dans sa chambre. Je prends aussi une sortie de bain, et une couche. Ensuite, je met l’eau dans la baignoire. J’ai un super thermomètre digital en forme de nénuphar qui flotte à la surface. Premier problème : c’est super lent à indiquer les changements de température. Du coup, lorsque ça ne m’indique que 36° et que je rajoute alors de l’eau chaude, j’arrive alors à 40° en 2 secondes (puisqu’en réalité l’eau était déjà très chaude mais nénuphar est trop lent à déchiffrer). Je met alors de l’eau froide et même topo, me voilà à 35°6...Bon j’arrête d’essayer de comprendre, je remet de l’eau chaude et vais chercher Sohel. L’idée d’aller braquer le vieux poisson vintage me traverse l’esprit.
Je déshabille Sohel, passe un rapide coup de gant sur ses fesses comme il a fait caca et je le savonne. Tout ça par terre. Ensuite je sors la shantala de ma grande baignoire pour la mettre par terre à côté de moi, puis je m’apprête à attraper Sohel quand il me pisse dessus et refait caca sur la serviette de toilette. Je re-rince rapidement ses fesses et m’aperçoit qu’entre-temps l’eau est passé à 36°. A ce stade, je pète légèrement un câble.
Enfin, je remet un peu d’eau chaude, du coup il y a bien trop d’eau mais tant pis. J’attrape Sohel bien comme j’ai appris et le met dans l’eau. Et là, encore un problème, la forme de la baignoire ne permet pas d’être vraiment à l’aise dans cette position. Je ne peux pas lui rincer les cheveux puisque je ne peux pas du tout l’allonger, mon bras placé comme appris gène vraiment. Argggg.....

Je fais tant bien que mal et le sort de l’eau. Je le met alors sur la serviette de bain, du côté sans caca et ouvre la sortie de bain pendant qu’il se les gèlent. Je l’essuie, commence à lui mettre une nouvelle couche et voilà qu’il pisse dedans, en prenant soin de m’asperger. Comme je n’ai pris qu’une couche, je repars dans la chambre en chercher une autre. J’en prend 3, je suis désespérée.
J’habille Sohel, lui fait les soins du visage, pendant qu’il hurle à la mort parce qu’il en a ras-le-bol. Je refourgue le coco à son père pour aller ranger mon bordel en me disant qu’il n’aura pas d’autre bain avant ses 18 ans. Après tout Louis XIV n’a pas pris plus de 40 bains dans sa vie, et le premier à 4 ans...

Depuis cette première expérience détestable, j’ai testé plusieurs aménagements différents. J’avais fini par m’installer carrément dans ma baignoire, la shantala placée sous le tuyau pour remettre facilement de l’eau si la température n’était pas bonne.
Mais aujourd’hui tout va pour le mieux. Qu’est-ce qui a changé ?
je ne me prends plus la tête avec la température, c’est pas au degré près, et en plus allez prendre un bain à 37°5, on se les gèlent !!! Alors je mets l’eau trop chaude exprès, comme ça je le savonne tranquillement pendant qu’elle retombe à 38°.
ma belle-soeur m’a montré la technique pour tenir bébé dans une shantala. Il faut placer sa main sous son menton, un doigt de chaque côté. Bon, quand elle m’a dit ça au téléphone, j’imaginais une élongation du cou et des hurlements d’être attrapé comme ça. Et finalement, quand elle m’a montré, j’ai pu voir que c’était 10 fois plus pratique et que Sohel continuait à apprécier son bain sans broncher. J’ai une main qui tient et l’autre qui rince, qui ouvre la cape de bain...
j’ai acheté un petit souffleur parce que quand même il avait froid le p’tit bout. Du coup, il fallait faire super vite et c’était pas propice à la détente. Maintenant, on prend notre temps tous les deux.
et surtout le principal : on a trouvé une table de change qui se pose sur la baignoire. C’est super pratique, ça m’a changé la vie.

Alors maintenant le bain c’est le soir vers 19h et quasi à chaque fois qu’il rentre dans l’eau, il se met à bailler de plaisir. S’il pleurait 2 minutes avant, là il est tout apaisé.
Quand il est tout propre, je lui fais des massages (technique apprise par ma belle-soeur, diplômée de l’association française de massages pour bébés) puis c’est souvent l’heure de la tétée. Généralement ensuite il tombe comme une mouche. Et je peux tranquillement aller regarder la télé !
Par Patricia_elfe
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 15:23
Les couches lavables sont de plus en plus utilisées. Elles ne ressemblent plus aux langes d’antan, et on en trouve même dans certains supermarchés. Mais dans la foule de marques, les différents types de couches, les inserts, les culotte de protection, etc etc, y a de quoi s’y perdre. Alors c’est quoi au juste et surtout pourquoi utiliser des lavables plutôt que des jetables?

Une couche lavable, c’est :
- une couche : elle existe en différentes matières selon les marques, notamment en coton, en chanvre, en bambou...Elle se ferme avec des pressions ou des velcros. Il existe des couches tout en 1 (qui contiennent l’insert), des couches à choisir par taille ou encore des couches évolutives qui font 0 à 3 ans.
- La doublure : elle se place dans la couche (un peu comme une serviette hygiénique) et permet d’augmenter la capacité d’absorption. On l’appelle aussi insert, booster...
- La culotte de protection : elle se place par-dessus la couche et permet l’imperméabilité de l’ensemble. En gros c’est une barrière entre la couche et les vêtements.
- Le papier de protection : c’est un petit papier que l’on met sur l’insert pour recueillir les selles. On le jette directement aux toilettes.
Ensuite, c’est simple, ça s’enfile comme une couche jetable. Quand on change le bébé, on rince vite fait la couche et la doublure s’il y a des selles et on les met à tremper avec un peu d’huile essentielle, de tea-tree par exemple (désinfectant), en attendant le passage en machine.
Pour s’en sortir, il faut compter une dizaine de couches/doublures et 5 culottes de protection (qui peuvent généralement tenir 2 changes).
Avantages de ce système :
- Ecologiques : le jetable c’est beaucoup de déchets, cela génère évidemment un coût (incinération...) et pour fabriquer les couches, on abat des arbres.
- Sanitaires : les couches jetables peuvent provoquer rougeurs, démangeaisons, érythèmes car la peau macère. Greenpeace a épinglé récemment une grande marque de couches (P...) en mettant en évidence un produit contenu dans ces couches, aux effets sur la santé plutôt inquiétants. Il n’y a pas de produits chimiques dans les lavables. De plus, la peau de bébé respire. Du coup, fini les rougeurs et autres érythèmes fessiers.
- Financier : les couches lavables reviennent moins cher que les jetables. C’est un investissement au départ mais une fois qu’on a tout, y a plus rien à acheter jusqu’à la propreté. Les couches jetables vont revenir sur 3 ans à environ 1400 euros. Mes couches lavables m’ont coûtée pour l’instant 295 euros. J’ai acheté des couches de la marque p’tits dessous : 10 couches p’tit toux doux et ses inserts (vraiment indispensables vu que bébé pisse comme une lance à incendie). Elles sont en coton bio et à pressions, taille S ; 4 couches p’tit technic et ses boosters : en microfibre, elles sèchent vraiment super vite ; 5 culottes de protection à velcros. Comme j’ai choisi la version par taille, quand bébé aura grandit je devrai en racheter. Il existe 2 tailles différentes soit au total : environ 590 euros. J’économise donc 810 euros pour le premier enfant. Ensuite les couches peuvent resservir pour le deuxième (si deuxième il y a bien sûr), c’est donc encore plus d’économie puisqu’il n’y a plus que le papier de protection à acheter.
A noter : les couches n'atteignent leur capacité d’absorption maximale qu’après dix à douze lavages.
Inconvénients du système :
- Entretien : avec des jetables, on ferme la couche et on la jette dans la poubelle. Avec des lavables, on les rincent, on les mets à tremper, on les mets en machine, on les mets à sécher, et re-belotte le lendemain pour pas se retrouver en rupture de stock. Il est évident que lorsqu’on se lance dans ce type de produit, il faut avoir en tête ce que cela va entraîner concrètement. Il faut peser le pour et le contre en fonction à la fois de ce que l’on souhaite pour son bébé mais aussi de notre propre fonctionnement et notre organisation. Si ça devient une prise de tête, c’est pas la peine de se lancer, mieux vaut des jetables et être sereine.
- mieux vaut avoir un sèche-linge, c’est quand même beaucoup plus pratique (je sais de quoi je parle, j’en n’ai pas).
- Ca fait un popotin ENORME. Du coup, il faut en tenir compte pour les fringues de bébé.
- dernier inconvénient : si bébé va à la crèche ou chez une nounou, mieux vaut s’assurer avant d’acheter que le personnel acceptera les couches lavables. Sinon, question économies c’est loupé !

Passons maintenant à la phase : j'ai testé les couches lavables

Utiliser des couches lavables : voilà une idée qui nous a trotté dans la tête pendant la grossesse. L’expérience positive de mon beau-frère et ma belle-soeur nous avait plutôt interpellée et on se disait “pourquoi pas ?”. Il y a deux semaines, on s’est lancé. Petit résumé de l’aventure...
Test 1 : on met la couche avec son insert, la culotte de protection par-dessus. Jusque-là tout va bien. On rhabille bébé, premier problème. Avec les fesses de mammouth que ça lui fait, impossible de refermer le body...Bon, on va passer direct au 3 mois...
Bilan 2 heures plus tard : bébé nage dans son pipi, ça a grave débordé. On n’a pas dû la mettre comme il faut. Je sens déjà que je vais adorer ses couches. Aller, un p’tit coup de liniment, on remet un nouvelle couche, on change les fringues et s’est reparti.
Tests 2 et 3 : idem.
Bon à ce stade, je me maudis d’avoir acheté ses couches de m...En plus, pendant que je les rince (quand y a du caca, pour l’instant pas de papier de protection puisque toutes ses selles sont liquides avec l’allaitement), Sohel hurle à la mort. Ensuite, il faut que je descende les mettre dans la bassine puis que je remonte me laver les mains avant d’aller chercher Sohel qui hurle toujours...autrement dit entre le moment où j’ai fini d’habiller Sohel et le moment où je suis de retour pour le calmer, il se passe une éternité...(c’est à dire 10 min) et il est au bord de l’état de choc quand je le récupère. J’en suis presque à crier “NSF, iono, gaz du sang...” tellement on se croirait dans Urgences. Du coup, je suis dans un état légèrement nerveux moi aussi...
Test 4 : la couche de nuit. Alors si au bout de 2 ou 3 heures, ça a débordé, imaginez après la nuit...

Une semaine plus tard : c’est déjà plus concluant. Il faut vraiment bien refermer la culotte de protection pour éviter les fuites et le changer maximum toutes les 3 heures. On a fait un tour chez H&M pour racheter des fringues un peu plus grandes. On a aussi acheté un grand bac avec couvercle pour faire tremper les couches en attendant la machine. C’est encore un peu la course quand même, ça demande de l’endurance et de la persévérance.

Bilan : c’est sûrement très bien pour bébé mais il faut s’avoir s’organiser. Ca nécessite une machine par jour puisque n’ayant pas de sèche-linge, je dois compter le temps de séchage pour ne pas être en rade. Moi qui ait horreur du ménage (et du reste), je dois dire que je m’en sors pas mal. Faut juste être motivée...Mais bon, l’idée de faire quelque chose d’à la fois bon pour bébé, écologique et économique, ça force la motivation. Enfin, la mienne en tout cas et c’est déjà pas mal.

Pour finir, méditons, tel Delarue à la fin de chacune de ses émissions pourries : “Je ne suis pas raciste mais il faut bien voir les choses en face : les enfants ne sont pas des gens comme nous”, Pierre Desproges.
Par Patricia_elfe
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 15:31
Pour nettoyer les fesses délicates des bébés, il existe bien des produits. Lotions, lait, savon, eau nettoyante, lingettes imprégnées, etc...Que choisir dans tout ça ? Ben pourquoi pas aucun de ces machins chimiques. Découvrons plutôt le liniment oléo-calcaire.

Avant toute chose, qu’est-ce qu’ils ont de pas bien les laits, lotions et autres lingettes ?
Ben c’est assez simple : ils sont bourrés de produits chimiques nocifs notamment des parabens (conservateurs régulièrement mis en doute pour leurs effets sur l’organisme. D’ailleurs dernièrement, on recommande aux femmes enceintes de ne pas utiliser de produits en contenant pendant la grossesse. Dans certains pays, les industriels sont même obliger de mettre un logo comme sur les bouteilles d’alcools pour prévenir les femmes enceintes du danger) mais aussi des parfums et autres composés qui peuvent provoquer irritations, réactions allergiques et qui ont peut-être d’autres conséquences à long terme que l’on a pas encore mis en exergue. Alors pour bébé, le principe de précaution est de mise. Et les lingettes, comme tout produit jetable, c’est des déchets en plus.

    Alors pour éviter tout ça, il y a mon ami le liniment. Il s’agit tout simplement d’un mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux. On peut l’acheter en pharmacie mais le plus économique est encore de le faire soi-même.
L’intérêt du liniment c’est qu’il est très doux pour la peau. Il est gras donc pas du tout irritant. Avec le liniment, fini les fesses rouges et irritées et sa composition toute simple garantit l’innocuité.

Pour le fabriquer soi-même :
- 125 ml d'eau de chaux (ou hydroxyde de calcium) qu’on trouve en pharmacie
- 125 ml d'huile d'olive bio (pour éviter la présence de pesticides et autres), de 1ère pression à froid
Remarque : la qualité de l'huile est essentielle (les prix n'étant pas nécessairement un facteur de bonne ou mauvaise qualité). Généralement, plus l'huile est foncée plus le liniment sera bon. Certaines huiles produisent un liniment très blanchâtre et très liquide (qui perd sa structure au bout de quelques heures/jours), les meilleures produisent un liniment très épais (qui conserve sa structure), légèrement orangé à la fabrication et jaune verdâtre au bout de quelques minutes.

On mélange donc les deux ingrédients au batteur électrique comme pour une mayo (longtemps) puis on le verse dans un flacon opaque. On secoue avant chaque utilisation. Pour que l'émulsion se fasse et reste homogène, le petit secret c'est de faire chauffer un peu le liniment. On peut donc, une fois qu’on a mixé le faire chauffer au bain-marie puis re-mixer une nouvelle fois assez longtemps;

Facultatif : pour que le mélange reste bien homogène, on peut aussi y ajouter une bonne cuillère à soupe de cire d'abeille pour 500 ml de liniment. On la fera fondre avec l'huile dans une casserole à feu doux. L'eau de chaux sera ajoutée ensuite hors du feu et mixée avec le reste. La glycérine aussi peut être utilisée comme liant (une cuillère à soupe).
On peut aussi ajouter 5 ml d’huile de germe de blé, qui est un conservateur naturel.

Attention : l’eau de chaux pure est très irritante, attention à la manipulation avant mélange. De plus, pour réussir un liniment parfait, il faut que l'eau de chaux soit stabilisée et donc parfaitement translucide. Si ce n’est pas le cas, il suffit d'ajouter un peu d'eau distillée  dedans ou de l’eau florale (plutôt oranger pour les bébés qui apportera une bonne odeur et qui est apaisante) jusqu'à ce que l'eau de chaux retrouve sa transparence et redevienne stable pour la fabrication du liniment.

Utilisation du liniment :
- pour nettoyer les fesses des bébés (notamment recommandé en cas d'érythème fessier)
- pour leur visage
- sur l'eczéma pour le soigner
- pour les massages après le bain
- comme démaquillant
- comme crème hydratante : si on l’utilise comme démaquillant ou crème hydratante on peut alors utiliser d’autres huiles selon leurs propriétés (noisette, sésame, jojoba, abricôt...). On peut également y rajouter des huiles essentielles mais alors il ne faut pas en mettre autour des yeux.
- sur les mamelons sensibles les premiers jours de l'allaitement

Avantages du liniment :
- des fesses douces
- naturel et écolo
- économique si vous le faites vous-même (1 litre de liniment bio pour 12 euros, le tout prêt en pharmacie vaut plus de 8 euros les 500 ml)
- multi-usage

Evidemment, le mieux est de l’appliquer avec des lingettes lavables et non du coton.
Par Patricia_elfe
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 15:21
Mon bébé d’amour s’appelle Sohel.
Pour trouver le prénom, j’ai bien sûr acheté un super gros bouquin de prénoms que j’ai feuilleté et re-feuilleté. J’avais décidé de faire une liste de plusieurs prénoms qui me plaisaient et de les soumettre ensuite à Jamel.
Si je me souviens bien, j’avais choisi environ 8 prénoms différents dont Sohel, que j’ai trouvé en surfant sur un forum de prénoms. Je l’avais mis dans la liste mais impossible d’en trouver la signification. Je me suis d’ailleurs souvenu que lors de ma formation d’EJE, il y avait un petit Sohel sur un de mes lieux de stage, ce que j’avais complètement oublié.
Enfin bref, après écrémage, il restait 2 prénoms : Sohel et Solal. Et nous avons choisi Sohel à cause des origines maghrébines qui ont plus de sens pour nous que Solal (origine juive si je me souviens bien).
Apparemment ça sonne féminin, à la maternité tout le personnel pensait que c’était une fille en voyant le prénom.
J’ai finalement trouvé la signification 15 jours après la naissance dans un bouquin à la Fnac.
Sohel vient de Souheil ou Soheil qui signifie “ce qui est aisé, facile” (ah ouais ?) mais c’est aussi “une des étoiles les plus brillantes”.
Poétique non ?
Par Patricia_elfe
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